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.........................................l'église et la mairie

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un peu d'Histoire

 

ROUVRES en Woêvre


(Patois : Raoul - Patron: St Julien)
La première mention retrouvée date de 973: Rubrum. Cette appelation latine signifie : robur soit chêne rouvre. Vers 1065, Alan de Dun prend à l’évêque Thierry un village appelé ROURUM VICUS, probablement Rouvres.
Dès 1756, le village s’appelle RUVERA IN VEPRIA.. Le 24 février 1922, le nom du village est fixé en Rouvres en Woêvre. Il est situé sur le diverticule romain de Senon à Hannonville.
Jean d’Eix, évêque de Verdun donne l’église de Rouvres à labbaye Saint Paul en 1240. C’est en 1294 que le village est affranchi par Geoffroy III de Dun et d’Apremont. En 1322, les "métiers" de Verdun marchent sur Rouvres, forcent le château du 13e siècle et mettent le feu au village.
En 1377, les seigneurs d’Apremont échangent le hameau au duc de Bar. Dorénavant, Rouvres va suivre le même destin que celui du duché de Bar, de la prévôté puis du bailliage d’Etain. C’est ainsi que de 1413 à 1415, la "guerre de Mangienne" entre les duchés de Luxembourg et de Bar ruine les villages entre Montmédy et Etain. Rouvres est alors abandonné. Ce n’est rien comparé avec ce qui va suivre. Il va subir les massacres, dévastations, pillages des troupes suédoises, croates, françaises, lorraines de la guerre de "trente ans." Le duc de Mansfeld, en 1622, incendie en partie le village. En 1630, les troupes du duc de Lorraine logées à Rouvres font de grands "maux, pilleries et exactions".
Vers 1750,le roi de France est seigneur du village pour moitié; Mme de Malthe et M. Richard en sont seigneurs pour le reste. Rouvres devient f rançais en 1766.
La foudre éclatant très rarement sur leur territoire, les habitants de Rouvres attribuaient cette immunité à l’inscription que portait une de leurs cloches : "Que ma voix soit la terreur de tous les monstres et préserve de la foudre et des tempêtes."
Il se trouve, à Rouvres, une station du pélerinage "des Quatre Frères", très en vogue en Woëvre, celle vouée à Saint Quirin. Les pélerins souvent à jeun, y viennent de très loin et accomplissent des actes de dévotion. Ce pèlerinage a lieu toute l’année. Jusqu’au début du XX siècle, il se pratique encore la méthode dite de la "tireuse de serviettes". La famille d’un malade appelle une mégère. Elle tend au malade une serviette et la tordent.. Suivant la longueur de la serviette, l’opératrice désigne les saints vers lesquels le malade doit faire pèlerinage, leur faire offrande et accomplir des neuvaines de prières. Ces neuvaines, moyennant finance pour la mégère, hâtent la guérison proportionnellement aux dons.
L’ancien château de Rouvres, longtemps propriété des évêques de Verdun a disparu dans la tourmente de 1914. Egalement, l’église St Julien construite entre 1864 et 1870, d’après le style ogival du XVIe siècle a été rasée. Il s’y trouvait de riches mosaïques en marbre et des autels remarquables. Elle sera rebâtie en 1923.


Industries du 19e et début du 20e siècle :
Brasserie; distillerie; atelier de mécanique; apiculture; moulin; carrières.
2 août 1914 : le village vit tranquillement, la moisson s’annonce exemplaire mais le tocsin appelle les jeunes gens à la guerre. Les Allemands sont loin et ne viendront jamais jusque Rouvres, pense-t-on.
Durant le mois d’août, ce ne sont que passages de troupes françaises. Mais le 23 août, celles-ci quittent le village. Seuls deux chasseurs restent en faction au clocher et 4 dragons voyagent autour du village. Le 24 août vers 10h00, les chasseurs descendent du clocher. Un villageois aperçoit à 11h00, une masse noire compacte qui s’avance du côté de Béchamps. Il s’exclame: Les Prussiens ne sont pas prêts d’entrer en France, voici les Français !.
I
Les villageois se mettent paisiblement à table.
Vers midi les Allemands traversent Rouvres en colonnes, sans combat.. Quelques soldats Français qui occupent le Bois de Tilly et se trouvent en bout de village tirent sur eux.. Les bavarois se replient en désordre et bombardent Rouvres. Des maisons flambent, les murs et toitures s’effondrent. Au bout d’une demi-heure, dans un état d’exaspération épouvantable, trois mille Allemands reviennent.. Prétextant que les coups de feu ont été tirés par la population, les chefs Allemands donnent l’ordre de piller, tuer, incendier. Des fantassins Allemands pénètrent dans les maisons pour en chasser les habitants, fusillent sur place les hommes, mettent le feu aux immeubles, prennent tout ce qui leur convient. Par un raffinement de cruauté, ils cernent le village et ne font sortir les habitants des maisons que pour avoir la joie de les refouler dans les flammes.
Certains réussissent à se cacher dans les jardins , d’autres à quitter Rouvres, mais les hommes sont tout de même arrêtés et abattus. Des femmes, enfants et quelques blessés sont dirigés vers Lanhères où stationne un groupe d’ambulances allemandes.
Le maire et l’instituteur sont sauvés in-extremis plusieurs fois grâce aux interventions d’un lieutenant allemand et sont dirigés vers Lanhères à coups de crosse et de poing. A la sortie du village, au bord de la route, de nombreux hommes gisent alignés. L’officier allemand dit au maire " Je vous donne la vie pour que vous ayez l’horreur du crime que vous avez fait commettre . Vous êtes seul responsable !’’ Les tueries continuent.
Vers 19 heures, les Allemands se retirent sous la poussée du 36le régiment d’infanterie française qui vient de gagner la bataille d’Etain-Buzy. C’est sans doute cette raison qui a déclenché la furie des Allemands contre Rouvres. Ils voulaient se venger de leur défaite.
Les ruines et les cadavres accumulés le long des rues donnent l’aspect d’un vaste cimetière. On relève 93 cadavres de civils dont une cinquantaine du village. Des 150 maisons qui composent le village, il ne reste plus que deux habitations debout. Et l’église rescapée, pointe sa flèche intacte.
Les survivants valides reviennent dans les ruines, sauvent quelques objets. Puis ils sont évacués pour se réfugier un peu partout en France. Dès le 26 août ‘1914. les Allemands réoccupent Rouvres pour le quitter le 11 novembre 1918.
Durant cette période, l’armée allemande transforme la ferme du "Moulin" en centre de ravitaillement, de secours et cantonnement important pour le repos des troupes du front de Verdun. Protégés par le relief, en partie boisé, Ies Allemands établissent leur base, desservie par un chemin empierré, une voie ferrée de 0,60m, l’eau sous pression, l’électricité, le téléphone. Sur une longueur de 700m, ils construisent des baraquements en bois, en torchis, en briques et même en éléments préfabriqués (entre autres, la gare et des petits chalets assez coquets d’ailleurs). Enfin, pour la détente des combattants, il y a des installations de bains, douches, plaisirs de l’eau dans l’étang et même un kiosque pour les concerts
Dès leur retour, les habitants se regroupent en une unique coopérative qui fait appel aux services de Joseph Hornecker, l’architecte municipal d’Etain, pour la reconstruction d’une centaine de bâtiments. Il s’adjoint de nouveaux collaborateurs et étudie les détails pour conserver la diversité originelle du village, conformément au nouveau plan d’alignement, qu’il produit en mai 1920. Ainsi, Joseph Hornecker se voit confier les reconstructions de la mairie , des écoles, de l’église prévue à l’identique, des constructions privées. Une série d’équipements secondaires (presbytère et lavoir) complète cet ensemble. L’étonnant campanile de la mairie qui concurrence le clocher voisin est une signature d’Hornecker. (Une page illustrée sur la reconstruction de Rouvres se trouve dans l’ouvrage : Joseph Hornecker , en vente à la librairie).
Après la reconstruction, la vie reprend son cours normal. En 1936, l’aviation française crée un terrain d’entraînement. Les 3/4 de sa superficie se trouve sur le territoire de Rouvres. En 1939, le groupe de reconnaissance 11/22 est vite remplacé par un escadron de la Royal Air Force. En Juin 1940, les Allemands en prennent possession. En 1944, c’est au tour des Américains qui restent jusqu’au 12 juillet 1963 (avec une interruption d’août 1959 à novembre 1961). En mars 1967, la base est achetée par la France. Le 94e R.i. et le GALDIV 4 s’y installent. En 1977, le GALDIV 4 devient le 3eme R.H.C. En 1980, le 94e R.i. quitte la base.
Etudions la population de Rouvres; le nombre d’habitants ne cesse de croître jusqu’en 1851 ( 772 habitants) puis baisse pour atteindre 493 âmes en 1914. En 1921, seulement 257 personnes sont revenues. La population croît alors lentement jusqu’en 1954 avec 385 habitants puis se stabilise légèrement en dessous (318 habitants en 1990). En 1938, il y a une épicerie-auberge, un débit de boissons, des maçons, un maréchal ferrant, un apiculteur et de nombreux agriculteurs.
Actuellement le village s’active, animé par un Comité des Fêtes énergique. En novembre 1992, l’église fête la fin des travaux de sa restauration (1990 à 1992)


Thierry MINARIE
ETAIN d’hier et d'aujourd'huiI

Association pour la sauvegarde du patrimoine de la ville d'Etain : http://www.multimania.com/eha

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Monument aux morts

 

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Adam François Mathieu Isidore Bouche Gaston Altenhoven Achille
Bauch Nicolas Morin Edmond Briey Anatole Altenhoven Paul
Bertin Hubert Périn Antoine Dereille Emile Dereille Fernand
Bilaine Louis Périn Emile Didot Georges Gillet Camille
Bilaine Lucien Petitier Henri Galhaut Louis Caien Raphael
Bilaine Paul Proth Victor Hardouin Léon Hardouin Alphonse
Bord Alphonse Remy François Helas Justin Helas Odéon
Bouché Désiré Renaudin Ferdinand Jacquemin Auguste Haros Albert
Bouché Prosper Simon Auguste Julien Albert Goeury Emile
Brouet René Simon Marius Léonard Auguste Louppe Louis
Bourgaux Arsène Thilvin François Lévy Justin Lévy Lucien
Derelle Emile Fs Trognon François Mangeot Pol Mousseler Nicolas
Dulphy Benjamin Willemez François Robinet Constant Martin Emilien
Dulphy Georges Wollf Edmond Renaudin René Reding Charles
Guillaume Emile Henrion Victor   Sertier Joseph  
Isidore Emile Gérard Antoine        
Lefevre Théophile Englinger Suzanne
Leloup Camille Brouet Aline
Léonard Denis Goeury Marie
Lerouge Alphonse Proth Marie Anne
Mangeot Nicolas Chatelard Paule

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Photos

 

.....................................................Panorama du village

 

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..................................................................La grand rue

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